007 First Light dévoile les origines du matricule le plus célèbre du MI6
James Bond s'apprête à faire son grand retour sur consoles et PC avec une proposition qui promet une infiltration millimétrée. Entre deux fusillades en Islande et une traque mondiale, IO Interactive livre une vision rajeunie de l'espion britannique, loin de la figure légendaire déjà installée que nous connaissons tous.
Une genèse sous haute tension pour le jeune matricule de Sa Majesté
Le studio danois vient enfin de lever le voile sur une bande-annonce généreuse lors du dernier événement State of Play.
Ce projet baptisé 007 First Light transporte les joueurs en mai 2026, date à laquelle il sera possible de prendre le contrôle d'un James Bond âgé de seulement 26 ans. Sortant tout juste des rangs de la Royal Navy, ce jeune aviateur au tempérament volcanique est recruté par les services secrets pour intégrer le programme 00. Le titre sera disponible sur une large gamme de supports incluant la PlayStation 5, les Xbox Series et même la future console de Nintendo, confirmant ainsi les ambitions techniques de cette production. Pour ceux qui franchiront le pas de la précommande, un accès anticipé de 24 heures est promis par l'éditeur, accompagné de divers objets exclusifs pour personnaliser l'équipement de départ.

Cette immersion dans le passé du héros ne se contente pas de reprendre les codes classiques de la saga cinématographique. Elle cherche avant tout à instaurer une ambiance lourde où chaque erreur de jugement peut coûter la vie à cette nouvelle recrue encore inexpérimentée.
Un casting de prestige pour une intrigue internationale musclée
L'acteur Patrick Gibson, remarqué notamment pour sa performance dans la série The OA, prête ses traits et sa voix à ce Bond encore malléable.
Aux côtés de Gibson, le casting s'avère solide avec la présence de Lennie James dans le rôle de John Greenway, un mentor aux méthodes particulièrement rigides. Ce dernier doit composer avec l'instinct sauvage d'un agent qui préfère l'improvisation à la discipline de fer imposée par la hiérarchie londonienne. On retrouve également Priyanga Burford sous les traits d'une débutante, voyant en James un diamant brut capable de gérer les crises les plus insolubles sur le terrain. Cette dynamique entre respect des ordres et rébellion personnelle semble être le moteur narratif principal de cette aventure qui nous fera voyager des Carpates aux marchés sombres d'Aleph.

La menace ne vient d'ailleurs pas de l'extérieur mais d'un ancien membre de l'agence, le redoutable agent 009 devenu un hors-la-loi recherché par ses pairs. Cette traque servira de baptême du feu pour le programme 00 récemment réactivé par le gouvernement.
Une recette technique qui rappelle les heures de gloire de l'Agent 47
Sur le plan visuel, le titre ne cache pas sa parenté directe avec les dernières aventures de la licence Hitman.
Il faut admettre que ce 007 First Light ressemble à s'y méprendre à une version de Hitman estampillée James Bond. On retrouve la même patte graphique propre au moteur Glacier, avec des environnements vastes et une gestion de la lumière exemplaire qui flatte la rétine. Si l'on ne peut que saluer la maîtrise technique de IO Interactive, on ressent parfois un certain manque de prise de risque de la part des développeurs danois. Le studio semble recycler une formule connue sans chercher à bousculer les codes établis par leurs précédentes productions, donnant parfois une impression de réchauffé malgré le prestige de la licence. Le gameplay axé sur l'infiltration sociale et les éliminations discrètes reste d'une efficacité redoutable, mais l'absence de réelle nouveauté pourrait décevoir les habitués.

C'est une stratégie de sécurité évidente pour le studio qui préfère s'appuyer sur ses acquis solides plutôt que de tenter une transformation hasardeuse même si je le déplore par beaucoup de studio depuis maintenant 10 ans au moins. Le mélange entre action brute et furtivité chirurgicale reste toutefois la marque de fabrique de la maison.
Les mécaniques d'une infiltration moderne à l'échelle mondiale
La bande originale profite d'une collaboration avec l'artiste Lenny Kravitz qui donne vie au mystérieux personnage de Bawma.
Le jeu promet une liberté d'approche assez large où le joueur peut alterner entre la force, la ruse technologique ou le charme naturel de l'espion. On notera que le développement exploite une version améliorée du moteur propriétaire de IOI, permettant une gestion physique des objets encore plus poussée que dans le dernier opus de leur franchise phare. Cette technicité sert une intrigue qui se veut plus sombre, explorant la psyché d'un homme qui apprend à tuer pour sa patrie sans perdre son humanité. Les joueurs croiseront également Charlotte Roth, incarnée par Noémie Nakai, une alliée dont les réelles intentions resteront floues jusqu'au dénouement final. Le rendez-vous est fixé au printemps prochain pour découvrir si cette alchimie entre espionnage et action classique fonctionne réellement.

Avec une sortie calée à la fin du mois de mai, le titre se positionne comme un bon divertissement de l'été.
À propos de l'auteur : Aurélien Hedouin grand passionné de jeux vidéo depuis son plus jeune âge, il pilote aujourd’hui l’actualité et les tests de jeux vidéo pour Conseil Direct, alliant son expertise technique à sa culture du gaming avec son franc-parler.
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