Arrakis m'a enfin donné une raison de revenir dans le désert
J’ai le sable qui me brûle la rétine et l'épice qui me chatouille les bronches depuis des heures. Funcom vient de lâcher le Chapitre 3 de son épopée sablonneuse, et pour tout vous dire, c'est exactement ce que j'attendais pour m'investir davantage. On ne va pas se mentir, le contenu de fin de parcours était le véritable test de survie pour ce titre. Voici pourquoi cette mise à jour massive change radicalement le futur du jeu.
La fin du voyage n'est qu'un nouveau départ politique
J’ai enfin l’impression que mon personnage existe pour autre chose que pour ramasser des cailloux.
Cette troisième étape majeure répond à une exigence formulée par la communauté depuis que le titre a bousculé les classements Steam lors de son lancement en 2025. Funcom, qui s'appuie sur la puissance technique de l'Unreal Engine 5 pour donner vie à la vision de Villeneuve, a compris qu'un monde ouvert sans enjeux politiques s'essouffle vite. Désormais, une fois le palier de niveau six franchi, l'expérience ne s'arrête plus à la simple contemplation des vers de sable mais s'ouvre sur une dimension stratégique plus dense. On sent l'héritage de Conan Exiles dans cette capacité à transformer un bac à sable en un théâtre de guerre et d'influence où chaque action pèse sur l'économie globale.

C’est là que ça devient intéressant car les développeurs ne se contentent pas d'ajouter des chiffres mais ils injectent de la narration au sein même des mécaniques de progression.
Un terrain de chasse qui s'étend au-delà de l'horizon
Dix nouveaux territoires m'attendent désormais pour tester mes limites et mon équipement.
Pour tout vous dire, j'ai passé une partie de ma journée à explorer les stations d'essai impériales et les nouvelles zones de défi qui parsèment cette carte retravaillée. Ce ne sont pas de simples décors vides mais des espaces pensés pour la rejouabilité, où la difficulté grimpe en flèche à mesure que l'on s'enfonce dans les structures oubliées. Le Landsraad occupe maintenant une place centrale avec des missions répétables qui permettent de grimper dans l'estime des Grandes Maisons de l'Imperium. C'est un plaisir de voir son influence grandir concrètement tout en débloquant des récompenses qui ne sont pas que cosmétiques pour une fois.

Soyons honnêtes, cette approche du contenu coopératif et compétitif redonne un souffle nécessaire à ceux qui craignaient de tourner en rond après cinquante heures de jeu.
Choisir son destin parmi les ombres et les flammes
Votre avenir ne ressemble plus à celui de votre voisin.
La profondeur du nouveau système de spécialisation qui nous oblige enfin à faire des choix drastiques pour nos avatars. On peut désormais s'orienter vers cinq voies distinctes qui sont l'artisanat, la récolte, l'exploration, le combat pur ou le sabotage plus discret. Pour ma part, j'ai choisi la voie du sabotage pour voir jusqu'où je pouvais pousser la nuisance envers mes rivaux directs sur le serveur. La station d'amélioration inédite permet aussi de bricoler ses armes de palier six pour en faire des outils de destruction personnalisés et uniques.

Cette personnalisation poussée de l'équipement est le chaînon manquant qui permet de se sentir réellement comme un acteur majeur de la guerre.
Une économie libérée et un arsenal dévastateur
Le Pyrocket est devenu en quelques minutes mon meilleur ami pour régler les litiges de voisinage.
L'arsenal s'agrandit avec l'arrivée de ce lance-roquettes artisanal et des lames doubles, tandis que la rapière a profité d'une remise à niveau complète pour gagner en fluidité. Mais la vraie nouvelle qui va faire plaisir aux gestionnaires, c'est la suppression totale de la taxe sur les bases qui nous obligeait à courir vers les centres sociaux. On peut désormais garder ses précieux Solaris pour investir dans des technologies de pointe plutôt que de les injecter dans une bureaucratie virtuelle chiante. Funcom a même pensé à ceux qui auraient déserté les dunes avec un pack de ressources offert pour faciliter un retour immédiat dans l'action.
On ne va pas se mentir, l'arrêt de cette fiscalité punitive est une bénédiction qui permet de se concentrer sur l'essentiel : la survie et la domination.
Le luxe de la contrebande au bout des doigts
Le style n'est plus une option mais une nécessité pour s'imposer dans l'Imperium.
En parallèle de la mise à jour gratuite, j'ai jeté un œil au contenu payant nommé Raiders of the Broken Lands qui se concentre sur l'esthétique des contrebandiers. Pour moins de dix euros, on accède à soixante-quatorze éléments de construction et une dizaine de décorations qui permettent de donner un look radicalement différent à sa forteresse. C'est inclus dans le Season Pass, mais même à l'unité, l'investissement se justifie pour ceux qui passent la moitié de leur temps dans l'éditeur de base. On y trouve aussi des armures légères et lourdes qui ont une gueule folle, parfaites pour parader après une victoire éclatante dans le désert.
C'est une proposition honnête qui vient compléter un tableau déjà extrêmement solide pour un jeu qui continue de se bonifier avec le temps.
À propos de l'auteur : Aurélien Hedouin grand passionné de jeux vidéo depuis son plus jeune âge, il pilote aujourd’hui l’actualité et les tests de jeux vidéo pour Conseil Direct, alliant son expertise technique à sa culture du gaming avec son franc-parler.
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