Disney verrouille ses archives et humilie Google sur le terrain de la propriété intellectuelle

Feb 12, 2026Par Sandy Jasingh, Experte High Tech
Sandy Jasingh, Experte High Tech

Le géant du divertissement vient de gagner une manche décisive en forçant Google à bloquer la création d'images liées à ses franchises. Ce coup d'arrêt brutal contre les outils Gemini marque un tournant historique dans la lutte contre le pillage numérique systématisé par les entreprises technologiques.

La fin du libre service pour les algorithmes de Mountain View

Mickey Mouse vient de porter un coup fatal à l'arrogance des ingénieurs de la Silicon Valley.

La firme de Burbank n'a pas hésité à sortir l'artillerie juridique pour exiger que Google cesse immédiatement d'utiliser ses personnages emblématiques pour nourrir ses générateurs d'images. Cette mise en demeure fait suite à une série d'attaques ciblées contre Midjourney et Character.AI, prouvant que Disney ne compte plus laisser personne s'enrichir sur son dos sans passer à la caisse. En interdisant à Gemini et Nano Banana de reproduire ne serait-ce qu'une oreille de souris, l'entreprise impose une limite claire à l'exploitation sauvage des œuvres protégées. Il s'agit d'une victoire symbolique pour tous ceux qui refusent de voir leur travail être aspiré par des machines sans leur consentement préalable. Les modèles de langage et de vision de Google doivent désormais subir une purge complète pour effacer toute trace du catalogue Marvel, Pixar ou Star Wars.

Cette décision radicale intervient dans un climat de tension extrême où les détenteurs de droits exigent des comptes aux acteurs de la tech. Le rapport de force bascule enfin en faveur des créateurs face à des outils qui se comportent en véritables parasites du savoir humain.

Un pacte avec OpenAI qui isole les mauvais élèves

Pendant que Google subit les foudres juridiques, Sam Altman joue la carte de la diplomatie financière pour éviter le naufrage.

Il est fascinant de constater la différence de traitement entre les deux géants de la tech, puisque Disney a signé un contrat massif avec OpenAI pour autoriser Sora à s'inspirer de ses héros. En injectant des millions de dollars dans les coffres de la firme aux grandes oreilles, le créateur de ChatGPT s'achète une légitimité que Google a perdue en tentant de passer en force. Cette stratégie de la carotte et du bâton permet à Disney de dicter ses propres conditions tout en verrouillant l'accès à son univers pour les concurrents moins scrupuleux. Pour Conseil Direct, cette situation démontre que ces entreprises ne sont que des voleurs et des violeurs de contenus qui ne comprennent que le langage de la menace ou du chèque. Il est grand temps que l'industrie du cinéma et de l'animation fasse bloc pour imposer des barrières infranchissables à ces pilleurs de données.

L'objectif est clair : transformer chaque interaction avec une intelligence artificielle en une transaction financière juste pour l'auteur original. Le modèle gratuit basé sur le vol de données publiques doit disparaître au profit d'un système de redevances strict.

La résistance s'organise face au pillage du savoir millénaire

La technologie ne pourra jamais justifier le détournement industriel de la propriété intellectuelle par des boîtes privées assoiffées de profit.

Google tente maladroitement de se dédouaner en expliquant que ses systèmes s'appuient sur des données accessibles en ligne, une excuse qui frise l'insulte envers les artistes. Cette vision du monde où tout ce qui est numérisé devient la propriété du premier algorithme venu est une dérive dangereuse que nous devons combattre avec la plus grande fermeté. Les petits sites internet, les journalistes et les studios indépendants doivent suivre l'exemple de Disney pour instaurer un blocus numérique total contre ces prédateurs. Il faut que les amendes records pleuvent sur ces entreprises qui vident la substance de millénaires d'enseignement sans jamais rétribuer ceux qui ont produit cette richesse. Le jour où chaque réponse d'une machine sera facturée comme une écoute de musique ou une lecture de livre, nous aurons enfin rétabli une forme de justice.

Malgré ces interdictions, des utilisateurs tentent déjà de contourner les filtres en utilisant leurs propres photos pour forcer la création de figurines dérivées. La vigilance doit donc rester totale pour empêcher ces outils de bafouer les lois en vigueur.

Une régulation mondiale pour briser l'impunité des technocrates

Le cadre juridique actuel commence à peine à craquer sous la pression de géants comme Disney qui refusent le statu quo.

L'entrée en vigueur prochaine de législations plus contraignantes, comme l'IA Act en Europe, pourrait bien forcer ces entreprises à une transparence totale sur leurs sources d'entraînement. Disney utilise d'ailleurs astucieusement le droit des marques pour protéger ses personnages tombés dans le domaine public, à l'image des premières versions de Mickey Mouse apparues en 1928. Cette bataille montre que la loi est la seule arme efficace pour mettre au pas des firmes qui se croyaient au-dessus des règles de la propriété intellectuelle. Le combat mené par Conseil Direct ne s'arrêtera pas tant que les créateurs ne seront pas les seuls maîtres de leur production et de leur diffusion. Nous devons exiger que les législateurs imposent un cadre où aucune donnée ne peut être aspirée sans une licence explicite et payante.

La fin de l'ère du piratage automatisé est proche si nous décidons collectivement de ne plus nous laisser impressionner par les promesses de ces géants du Web. La survie de notre culture et de notre indépendance éditoriale dépend de notre capacité à dire non.

À propos de l'auteur : Sandy Jasingh s’appuie sur 13 ans d’expertise au cœur du secteur high-tech. Après 8 ans en magasin dans des grosses enseignes françaises, puis 5 ans comme conseillère client chat dans le high-tech. Cette double expérience, du terrain au conseil digital, lui donne une vision unique des attentes réelles des utilisateurs. Aujourd’hui rédactrice de tests et d’actualités, elle décrypte l’innovation avec un seul objectif : valider l’utilité concrète des produits au quotidien.

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