G-Rebels s'empare de la verticale urbaine

Jan 21, 2026Par Conseil Direct
Conseil Direct

Le fantôme de la PlayStation 1 rôde dans les allées sombres de cette nouvelle démo. Reakktor Studios livre une partition brute où l'optimisation devient enfin une réalité tangible pour les pilotes de Hovac en manque de sensations fortes. Ici, on ne survole pas la ville, on la défie avec une rage graphique sous l'Unreal Engine 5.

L'odeur virtuelle du kérosène brûlé et le sifflement strident des turbines m'ont mis dans le bain dès le premier décollage.

G-Rebels
G-Rebels. Source : Reakktor Studios

Le compteur de frames ne ment jamais quand on frôle les gratte-ciel à Mach 2 dans un environnement saturé de particules. Cette mise à jour agit comme un défibrillateur sur un titre qui bégayait encore lors de ses premières présentations. Le passage au mode nettoyage révèle une architecture urbaine où chaque néon semble avoir une existence propre, portée par les capacités de calcul de l'Unreal Engine 5. Reakktor a enfin compris que pour succéder au légendaire G-Police, il fallait plus que de la nostalgie : il fallait de la stabilité. Une GTX 1070 suffit dorénavant pour arracher des larmes de joie aux petites configurations, tandis que les possesseurs de monstres de calcul peuvent enfin voir Metropolis Daevos sous son jour le plus crasseux et détaillé. On sent que le code a été nettoyé au peigne fin pour que la fluidité ne soit plus une option mais une arme de guerre.

Cette densité visuelle exigeait un contrôle total, une symbiose entre l'homme et sa machine volante qui faisait cruellement défaut jusqu'ici.

L'enfer de Daevos gagne en épaisseur

La cité n'est plus une simple boîte de collisions mais un organisme oppressant qui vous observe.

G-Rebels
G-Rebels. Source : Reakktor Studios

On sent l'influence directe des ambiances poisseuses de la science-fiction des années 90, celle qui ne faisait pas de cadeaux et qui préférait le gris du béton au chrome rutilant. Metropolis Daevos s'est enrichie de détails qui frappent la rétine sans prévenir : des enseignes qui grésillent, un trafic plus dense et une atmosphère de fin du monde imminente. L'équipe de Senatis semble avoir écouté les retours de la communauté pour transformer ce qui ressemblait à un désert vertical en une zone de combat organique. Les textures ne se contentent plus d'exister, elles racontent une histoire de décadence technologique qui rappelle les meilleures heures de Psygnosis. 

Mais la technique pure reste une coquille vide si l'enrobage ne suit pas le rythme effréné des turbines.

La précision chirurgicale du pilotage

Dompter un Hovac demande désormais une précision de neurochirurgien sous amphétamines.

G-Rebels
G-Rebels. Source : Reakktor Studios

L'intégration des entrées brutes pour le matériel de simulation de vol change radicalement la donne pour les puristes du joystick qui hurlent dès qu'une zone morte vient polluer leur trajectoire. On sort enfin du flottement agaçant des premières versions pour entrer dans une réactivité qui ne pardonne aucune erreur de jugement. La navigation dans les menus à la manette a été nettoyée, rendant l'expérience fluide dès les premières secondes de jeu sans avoir à se battre avec une interface capricieuse. On sent que chaque option de personnalisation des commandes a été pensée pour les vétérans qui refusent de laisser le logiciel piloter à leur place. C'est ici que le savoir-faire de Reakktor Studios s'exprime avec le plus de force, en rendant la machine aussi nerveuse que le pilote.

Le chemin vers l'accès anticipé semble maintenant pavé de certitudes plutôt que de doutes.

Le verdict du bitume

Reakktor Studios tient son pari avec une autorité qui force le respect.

G-Rebels
G-Rebels. Source : Reakktor Studios

Ce titre n'est pas là pour faire de la figuration ou pour brosser les nostalgiques dans le sens du poil avec des promesses vides. Cette démo prouve qu'un studio peut maîtriser les outils les plus complexes pour offrir une expérience de vol musclée et techniquement solide, loin des errances de certains simulateurs spatiaux qui oublient de donner du plaisir au joueur. Le titre se positionne comme une alternative crédible en ramenant le combat là où il est le plus sale : entre quatre murs de béton armé. Les améliorations de performances valident une vision artistique qui ne souffre plus de compromis techniques majeurs pour le grand public. On attend la version finale avec la certitude que le ciel de Daevos va devenir un cimetière pour les imprudents et un paradis pour les enragés du manche à balai.

La démonstration est faite, le vol est fluide, et la guerre peut enfin commencer.

Lien vers la page Steam de G-Rebels : https://store.steampowered.com/app/2445980/GRebels/