Ma soif de sang et de stratégie a enfin un nom avec NORSE Oath of Blood
Oubliez les fantasmes épiques à la sauce Hollywood car Tripwire Interactive vient de lâcher une séquence de gameplay qui sent la sueur et l'acier froid. NORSE Oath of Blood se montre enfin et je peux vous dire que la stratégie viking n'a jamais semblé aussi viscérale. Préparez vos haches, le 17 février va être sanglant.
Une année électrique pour les accros de la réflexion tactique
2026 est officiellement l'année où mon pêché mignon devient une drogue dure.
Soyons honnêtes, je suis dans un état d'excitation totale face à cette déferlante de titres tactiques qui débarquent sur nos machines. Pour tout vous dire, même si je sais parfaitement que le marché va nous refourguer quelques purges infâmes dans le lot, l'espoir de débusquer des pépites absolues reste intact. J'attend avec impatience Warhounds qui nous promet de retrouver l'esprit de XCOM, mais ce nouveau projet possède une aura particulière qui me fait vibrer depuis la première seconde. C'est là que ça devient intéressant car on ne parle pas d'un simple clone sans âme mais d'une proposition qui semble respecter ses racines historiques.

On ne va pas se mentir, voir un genre que l'on pensait réservé à une élite revenir en force me remplit de joie. Je guette chaque trailer avec la faim d'un loup en plein hiver norvégien.
Une soif de vengeance qui se construit brique par brique
La trahison est un plat qui se mange froid sous la neige d'Oslo.
J'ai été scotché par la direction artistique qui entoure la quête de Gunnar, ce jeune loup dont le destin a été brisé par le meurtre de son père, le jarl Gripr. Le coupable, un certain Steinarr Far-Spear, a eu la mauvaise idée de laisser un héritier vivant capable de rebâtir une puissance militaire à partir de rien. Le jeu nous demande de gérer une colonie, de recruter des artisans et de forger des alliances pour transformer un pauvre campement en forteresse redoutable. Ce n'est pas seulement du combat, c'est de la politique de terrain où chaque décision pèse sur la survie de vos proches dans ce monde sans pitié.

On sent la plume de Giles Kristian derrière cette narration, lui qui domine les listes de ventes du Sunday Times avec ses récits scandinaves. La crédibilité historique est ici un argument de poids qui change radicalement la donne.
Le fracas des boucliers dans le silence du tour par tour
Placer son archer au bon endroit n'est pas une option mais une nécessité vitale.
Le nouveau trailer de gameplay met en lumière une gestion des escarmouches qui demande un cerveau bien irrigué plutôt que des réflexes de gamin sous caféine. On découvre des classes comme les drengrs, ces murs humains capables d'encaisser les pires assauts pour protéger le reste de la bande de guerre. À l'opposé, les bogmathrs harcèlent les rangs ennemis à distance avec une précision mortelle, compensant leur fragilité par une portée dévastatrice. Mais ce sont les berserkrs qui volent la vedette en semant une terreur pure sur le champ de bataille, transformant chaque tour de jeu en une démonstration de violence brute.

Le studio Arctic Hazard, basé en Norvège, insuffle un réalisme scandinave qui manque cruellement à beaucoup de productions actuelles. Le positionnement et l'usage intelligent du relief seront vos seuls alliés pour ne pas finir dans une fosse commune.
Une bande son pour invoquer les anciens dieux
L'ambiance sonore portée par le groupe Galdorcræft finit de nous envelopper dans une brume mystique et oppressante.
Le travail sur l'immersion semble avoir été une priorité absolue pour les équipes de développement, avec des cinématiques signées Philip Stevens. On s'éloigne des stéréotypes habituels pour embrasser une vision plus sombre et terre-à-terre de l'ère viking. L'intégration de musiques néo-folk païennes renforce cette impression d'être réellement assis autour du feu avant une bataille décisive. Pour un vieux briscard comme moi, ce souci du détail est ce qui sépare les bangers des jeux que l'on oublie après trois heures de session.

C'est là que l'on comprend que NORSE n'est pas là pour faire de la figuration mais pour marquer son territoire. La tension est palpable à chaque note de musique et à chaque mouvement de caméra.
Une hache de guerre et quelques pièces d'or pour la route
La sortie approche à grands pas et les marchands de Steam commencent à s'agiter.
Pour ceux qui veulent franchir le pas avant le 17 février, les précommandes sont ouvertes sur Steam, Epic et GOG avec une remise immédiate de 15 %. On parle d'un ticket d'entrée à 34,99 € pour l'édition de base, ce qui reste honnête pour une production de cette envergure. Les plus acharnés lorgneront sur l'édition spéciale à 44,99 € qui propose l'armure de Kiev et surtout l'épée Ulfberht, une lame de haute qualité dont la fabrication en acier au creuset fascine encore les historiens. En bonus, une hache barbue nommée Brokkr est offerte aux premiers arrivés, un outil parfait pour fracasser des crânes dès les premières heures de la campagne.

C'est le moment de décider si vous avez l'étoffe d'un chef de clan ou si vous préférez rester spectateur des exploits de Gunnar. Mon choix est fait depuis longtemps et mon clavier trépigne d'impatience.
À propos de l'auteur : Aurélien Hedouin analyse l'évolution de la technologie sous l'angle de l'usage et de l'expérience utilisateur. Ayant exercé en tant que conseiller client pour de grandes enseignes de la tech en France, il possède une compréhension unique des attentes des consommateurs. Grand passionné de jeux vidéo depuis son plus jeune âge, il pilote aujourd'hui l'actualité et les tests de jeux vidéo pour Conseil Direct, alliant son expertise technique à sa culture du gaming.
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