Mon ascension sanglante dans la tour infernale de The Midnight Walkers
Oubliez les grands espaces et la solitude des mondes ouverts post-apocalyptiques car le Liberty Grand Center va devenir votre pire cauchemar. Entre les morts-vivants affamés et les survivants prêts à tout pour un vieux fusil, j'ai exploré chaque étage de cette tour maudite pour voir si le titre de Oneway Ticket Studios mérite votre temps.
L'oppression verticale comme nouveau moteur de peur
La verticalité change absolument tout à ma vision habituelle du massacre de zombies.
Le Liberty Grand Center n'est pas qu'un simple décor mais une véritable cocotte-minute gérée par un certain Mr. Nobody, un antagoniste dont la folie suinte à travers les haut-parleurs à chaque étage. On se retrouve enfermé dans ce complexe massif où l'air devient littéralement irrespirable à cause d'un gaz toxique qui nous force à grimper toujours plus haut pour ne pas finir étouffé. C'est là que ça devient intéressant car chaque escalier ou ascenseur devient un goulot d'étranglement mortel où l'on prie pour ne pas tomber nez à nez avec une escouade de joueurs lourdement armés. Pour tout vous dire, cette urgence permanente m'a rappelé les meilleures heures de Dead Island, avec ce côté viscéral du combat qui ne pardonne aucune erreur.

On ne va pas se mentir, l'ambiance poisseuse et le sentiment d'oppression sont parfaitement servis par l'Unreal Engine 5 qui donne aux cadavres une consistance visuelle assez dégoûtante. J'ai été scotché par la gestion de la lumière dans les couloirs sombres où le moindre bruit de pas me faisait sursauter comme un bleu.
Le plaisir brut de briser des os entre deux étages
Mon fidèle katana a fait plus de miracles que n'importe quelle arme à feu bruyante et encombrante.
Le choix de l'équipement est crucial car le jeu nous propose un mélange assez jouissif entre des masses lourdes, des arcs silencieux et des pistolets qui attirent toute la meute de la zone dès la première détonation. Soyons honnêtes, la satisfaction de fendre un crâne en deux avec une lame bien affûtée est immense et rappelle furieusement les sensations organiques d'un Dying Light au sommet de sa forme. Ce studio sud-coréen a bien compris que le plaisir de jeu réside dans ce feedback immédiat et brutal lors des affrontements tendus en PvEvE. On passe notre temps à fouiller chaque recoin pour dénicher de quoi survivre un étage de plus, tout en sachant que le gaz toxique nous talonne sans le moindre répit.

Il faut garder en tête que chaque objet de valeur récolté peut être perdu en un éclair si l'on rate la fenêtre d'extraction finale. C'est cette tension permanente entre l'avidité et la survie pure qui fait le sel de cette expérience de jeu de tir particulièrement exigeante.
Un succès populaire qui ne doit rien au hasard
Avec 300 000 listes de souhaits au compteur, le raz-de-marée sur Steam était largement prévisible.
Le succès fulgurant lors du dernier Steam Next Fest n'était pas un hasard puisque la démo s'est hissée sans forcer dans le cercle très fermé des titres les plus téléchargés. Les développeurs ne comptent pas s'arrêter en si bon chemin et prévoient déjà une avalanche de mises à jour massives durant toute la phase d'accès anticipé sur PC. On nous promet des environnements inédits, des outils de destruction encore plus variés et surtout un mode purement coopératif qui devrait débarquer sur nos machines plus tard en 2026. C'est rassurant de voir une équipe qui s'engage publiquement à ne pas utiliser l'accès anticipé comme un simple paravent pour masquer une technique défaillante.

J'ai hâte de voir comment la communauté va s'approprier ces mécaniques pour créer des tactiques de survie de plus en plus tordues au fil des mois. Il y a un potentiel monstrueux pour que ce titre devienne un nouveau pilier du genre si l'équilibre entre joueurs et monstres reste aussi fragile.
Le retour de la survie sans concession
L'aspect social forcé par la proximité des ascenseurs transforme chaque rencontre en un duel psychologique intense.
Imaginez-vous coincé entre deux étages, entendant les râles des morts-vivants d'un côté et les bruits de rechargement d'un fusil à pompe de l'autre. On ne sait jamais si l'autre joueur va tenter de négocier une trêve fragile ou s'il va vous coller une balle entre les deux yeux pour récupérer votre sac à dos rempli de butin. C'est cette dimension humaine, imprévisible et souvent cruelle, qui donne au titre sa véritable saveur de jeu de survie extrême. Chaque partie ressemble à une descente aux enfers où l'on perd rapidement ses repères habituels de joueur civilisé pour devenir un prédateur opportuniste.

Je pense que le Liberty Grand Center deviendra vite le théâtre de récits de jeu épiques que les joueurs se raconteront avec des étoiles dans les yeux. C'est précisément ce genre d'émotions fortes que je recherche quand je lance un titre de cette envergure.
Mon verdict sur ce cauchemar vertical
Ce retour aux sources de la survie brutale et sans fioritures fait un bien fou au paysage actuel.
En parcourant les couloirs dévastés du complexe, j'ai ressenti la même poussée d'adrénaline que lors de mes premières sorties nocturnes dans les rues de Harran. On ne cherche pas ici à nous imposer une narration pompeuse, mais bien une expérience sensorielle où chaque litre de sang virtuel versé est une victoire sur le destin. Le jeu réussit le tour de force de rendre le zombie à nouveau réellement menaçant, non par sa force brute, mais par l'encombrement qu'il provoque dans des espaces confinés. Pour tout vous dire, je n'avais pas pris autant de plaisir à briser des mâchoires depuis une éternité et cette version disponible sur Steam semble déjà très prometteuse.

La route est encore longue jusqu'à la version finale, mais les bases posées par Ray Song et ses troupes sont extrêmement solides pour les joueurs en quête de défi. Restez vigilants car le cauchemar vertical ne fait que commencer et il ne fera aucun cadeau aux retardataires ou aux imprudents.
Lien vers la page Steam de The Midnight Walkers
À propos de l'auteur : Aurélien Hedouin analyse l'évolution de la technologie sous l'angle de l'usage et de l'expérience utilisateur. Ayant exercé en tant que conseiller client pour de grandes enseignes de la tech en France, il possède une compréhension unique des attentes des consommateurs. Grand passionné de jeux vidéo depuis son plus jeune âge, il pilote aujourd'hui l'actualité et les tests de jeux vidéo pour Conseil Direct, alliant son expertise technique à sa culture du gaming.
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