Nouveau barème du malus au poids 2026 : tout ce qu'il faut savoir pour limiter la facture
La fiscalité automobile française franchit une nouvelle étape importante cette année. Si le malus lié aux émissions de CO2 est bien connu, la taxe sur la masse en ordre de marche devient un enjeu majeur pour les acheteurs. Depuis le 1er janvier 2026, les critères de calcul se sont durcis avec un seuil de déclenchement abaissé et une progressivité accrue des tarifs. De plus, une évolution historique attend les véhicules électriques dès le début de l'été. Ce guide détaille les nouveaux montants et les solutions légales pour réduire ou annuler ce coût supplémentaire.
Une taxe de plus en plus stricte pour les véhicules lourds
Le gouvernement a choisi d'accélérer la pression fiscale sur le poids des voitures. Alors que cette taxe ne concernait que les modèles de plus de 1 800 kg il y a quelques années, elle s'applique désormais dès 1 500 kg. Cette modification change radicalement la donne pour de nombreux modèles familiaux qui étaient auparavant épargnés. Le calcul repose sur la masse enregistrée à la case G du certificat d'immatriculation, ce qui inclut les fluides et un conducteur forfaitaire de 75 kg.
Le fonctionnement de ce malus repose sur un système de tranches. Plus le véhicule dépasse le seuil autorisé, plus chaque kilo supplémentaire coûte cher. Par exemple, entre 1 500 et 1 700 kg, la taxe est de 10 € par kilo, mais elle grimpe rapidement pour atteindre 30 € pour les modèles les plus imposants.
Comparatif du barème de la taxe au poids 2025 vs 2026
| Masse du véhicule | Tarif par kilo en 2025 | Tarif par kilo en 2026 |
| Jusqu'à 1 499 kg | Gratuit | Gratuit |
| De 1 500 à 1 599 kg | Gratuit | 10 € |
| De 1 600 à 1 699 kg | 10 € | 10 € |
| De 1 700 à 1 799 kg | 10 € | 15 € |
| De 1 800 à 1 899 kg | 15 € | 20 € |
| De 1 900 à 1 999 kg | 20 € | 25 € |
| De 2 000 à 2 099 kg | 25 € | 30 € |
| À partir de 2 100 kg | 30 € | 30 € |
Le cas particulier des voitures électriques et hybrides
L'année 2026 marque un tournant pour les voitures électriques. Jusqu'au 30 juin, elles restent totalement exemptées de cette taxe. Cependant, à partir du 1er juillet 2026, elles y seront soumises avec un abattement forfaitaire de 600 kg. Les modèles produits en Europe qui affichent une bonne empreinte carbone resteront protégés s'ils obtiennent un score environnemental suffisant. À l'inverse, les modèles électriques très lourds importés de pays lointains pourront subir des taxes importantes, dépassant parfois les 6 000 € pour certains SUV de luxe.
Pour les motorisations hybrides, des aides spécifiques permettent de limiter l'impact de leur poids. Les modèles hybrides classiques profitent d'une réduction de 100 kg jusqu'à fin 2027. Les versions rechargeables bénéficient quant à elles d'un abattement plus important de 200 kg, à condition que leur autonomie en mode électrique en ville soit au moins de 50 km. Malgré cela, pour des véhicules très lourds comme certains modèles Land Rover, la facture totale peut dépasser les 20 000 €. Pour mieux comprendre ces enjeux, vous pouvez consulter les détails sur le site officiel de l'administration française.
Les solutions pour réduire ou annuler la taxe
Plusieurs dispositifs permettent d'alléger cette charge financière, notamment pour les situations familiales ou spécifiques. Les parents ayant trois enfants ou plus peuvent déduire 200 kg par enfant de la masse totale du véhicule. De même, les entreprises utilisant des véhicules de 8 places ou plus profitent d'une réduction de 600 kg.
Une exonération totale est prévue pour les personnes en situation de handicap possédant une carte mobilité inclusion ou une carte d'invalidité militaire. Cela concerne également les parents ayant un enfant mineur ou à charge titulaire de cette carte dans leur foyer fiscal. Les véhicules conçus pour transporter une personne en fauteuil roulant sont aussi totalement épargnés, tout comme les modèles fonctionnant avec une pile à combustible à hydrogène.
Enfin, pour les véhicules utilitaires transformés en voitures de tourisme, une décote est appliquée selon l'ancienneté. Plus le véhicule est âgé au moment de sa transformation, moins la taxe est élevée.
Tableau de décote pour les véhicules transformés
| Ancienneté du véhicule (en mois) | Pourcentage de réduction (décote) |
| De 1 à 3 mois | 3 % |
| De 4 à 6 mois | 6 % |
| De 7 à 9 mois | 9 % |
| De 10 à 12 mois | 12 % |
| De 13 à 18 mois | 16 % |
| De 19 à 24 mois | 20 % |
| De 25 à 36 mois | 28 % |
| De 37 à 48 mois | 33 % |
| De 49 à 60 mois | 38 % |
| De 61 à 72 mois | 43 % |
| De 73 à 84 mois | 48 % |
| De 85 à 96 mois | 53 % |
| De 97 à 108 mois | 58 % |
| De 109 à 120 mois | 64 % |
| De 121 à 132 mois | 70 % |
| De 133 à 144 mois | 76 % |
| De 145 à 156 mois | 82 % |
| De 157 à 168 mois | 88 % |
| De 169 à 180 mois | 94 % |
| À partir de 181 mois | 100 % |
Il est utile de rappeler que le cumul du malus CO2 et du malus au poids est plafonné. Pour cette année, le total de ces deux taxes ne peut pas excéder 80 000 €. Ce plafond devrait toutefois continuer d'évoluer à la hausse dans les années futures pour suivre la politique de transition écologique.