The Elder Scrolls VI doit effacer le fiasco Starfield sous peine de catastrophe
Bethesda n'a plus droit à l'erreur. Sept ans d'attente depuis l'annonce en 2018, un Starfield qui a clairement déçu, et maintenant Todd Howard qui tente de rassurer en promettant un retour aux sources. Sauf que cette fois, les fans veulent des preuves, pas des belles paroles.
Starfield hante encore Bethesda avec son accueil super froid
Le semi-échec de Starfield continue de plomber l'ambiance chez le studio. D'après les données Steam, le jeu affiche une note "moyenne" avec seulement 55% d'avis positifs sur les 30 derniers jours. Une vraie claque pour un studio habitué à cartonner.

Les joueurs ne mâchent pas leurs mots. Les mondes générés procéduralement sont vides et répétitifs, les compagnons manquent de personnalité, l'exploration spatiale n'a jamais réussi à capturer cette magie Bethesda où chaque coin de carte cache une surprise. Même ceux qui ont aimé le jeu admettent qu'il lui manque un truc essentiel.
Et franchement, au-delà des bugs classiques, Starfield a mis en lumière une façon de concevoir les jeux qui commence à dater sérieusement. Face à des bombes comme Baldur's Gate 3 qui repoussent les limites du genre, les écrans de chargement à répétition, les dialogues figés façon statue parlante et les systèmes obsolètes de Bethesda ont fini par lasser même les plus fidèles.
Skyrim pèse comme une épée de Damoclès
Difficile d'ignorer l'ombre écrasante de Skyrim. Le jeu a dépassé les 60 millions de ventes selon Statista, ce qui en fait le septième titre le plus vendu de l'histoire du jeu vidéo. Treize ans après sa sortie en 2011, il attire encore plus de 11 000 joueurs simultanés sur Steam chaque jour. Perso, je me souviens encore de mes nuits blanches sur Skyrim à l'époque, et voir qu'il tient toujours aussi bien le coup aujourd'hui, c'est carrément impressionnant.

Cette longévité exceptionnelle alimente forcément des attentes démesurées pour son successeur. Lors de son passage chez Kinda Funny Games, Todd Howard a tenté de tempérer en expliquant que Fallout 76 et Starfield représentaient des "détours créatifs" par rapport à la formule classique des Elder Scrolls. Une manière polie de reconnaître que ces expérimentations n'ont pas vraiment convaincu grand monde.
D'après l'interview, The Elder Scrolls VI tournera sur Creation Engine 3, une grosse mise à jour du moteur qui propulsait déjà Starfield. Howard affirme que le jeu est jouable en interne et qu'une étape importante approche bientôt. La majorité des 660 employés du studio bosse maintenant dessus avec l'aide de partenaires externes.
Entre promesses et réalité, le gouffre reste béant
Les promesses rassurantes de Howard, ça ne passe plus vraiment. On a tous entendu ce genre de discours des dizaines de fois, et les fans en ont marre. Quand il affirme vouloir revenir à ce style classique que Bethesda et ses joueurs "connaissent vraiment, vraiment bien", on est en droit de se demander comment le studio compte concrètement y arriver. Les mêmes outils, la même direction créative, mais des résultats radicalement différents ? Ça paraît fragile comme promesse.
L'annonce ultra prématurée de 2018 colle toujours au projet comme une malédiction. Howard l'admet lui-même avec le recul, reconnaissant qu'il aurait dû gérer ça de manière plus décontractée. Mais le mal est fait. Chaque année supplémentaire d'attente alimente une hype potentiellement destructrice qui pourrait se retourner contre eux.
Pour moi, le vrai test ne sera pas technique mais émotionnel. Est-ce que Bethesda saura recréer cette sensation unique que j'ai ressentie en découvrant Skyrim ? Cette excitation quand une simple balade vers un objectif se transformait soudainement en enchaînement d'aventures complètement imprévues ? C'est vraiment toute la question, et pour l'instant, personne n'a la réponse.
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À propos de l'auteur : Aurélien Hedouin, passionné de jeux vidéo depuis l’enfance et grand fan de Lego. Il décrypte l’actualité et les tests gaming sur Conseil Direct avec expertise technique et amour du pixel.
Aurélien Hedouin